Le cœur militant

Le cœur militant

12/11/2019

Elle est membre du conseil d’administration et adhérente à la CPME depuis une vingtaine d’années… Juge assesseur employeur au TGI de BORDEAUX… Médiateur judiciaire en cour d’appel et médiateur conventionnel à SOLUTION MEDIATION… D’un caractère bien trempé, Nicole Schrader avance dans la vie, la franchise en bandoulière. L’esprit vif et le cœur militant, cette femme qui défend la cause féminine, a fait de la médiation son métier.

La CPME et vous, c’est une longue histoire d’amitié ?
C’est le moins que l’on puisse dire ! J’ai connu la CPME en 1999. 20 ans d’amitié, de combats et d’engagement ! A l’époque, l’organisation syndicale se réunissait avec seulement une vingtaine de personnes aux allées de Tourny, dans une mezzanine au-dessus d’un magasin. J’arrivais des Vosges, je connaissais peu de monde dans la région, et je venais de créer mon entreprise de médiation… Il me semblait judicieux d’intégrer un réseau professionnel pour rompre la solitude du dirigeant.

Le réseau, la clé du succès ?
Cela permet en tout cas de créer du lien, de se sentir moins seule, en partageant des problématiques communes avec d’autres pairs. Jusqu’en 2000, je faisais partie des Femmes Dirigeantes Européennes, puis j’ai rejoint l’Union Européenne Féminine, une ONG qui participe notamment aux travaux de l’Unesco. Je suis très engagée dans le respect des droits des femmes, notamment en matière de salaire et de retraite. En 2003, j’ai même élaboré un nouveau « contrat à la mission », dans le cadre de l’égalité homme/femme en entreprise. Des travaux repris par la suite par le ministère du Travail et de l’Emploi…

Aujourd’hui, vous êtes à la tête de votre société Solution Médiation, comment cette idée a-t-elle germé ?
J’ai démarré les médiations et la négociation en 1991. Mon mari, expert conseil en objets d’art pour les salles de ventes, assurances et particuliers était parfois confronté à des litiges. Commençaient alors d’âpres négociations face à des vendeurs peu scrupuleux… Diplômée de droit, j’y ai vu une opportunité, et je me suis lancée dans l’aventure de la médiation. L’avenir m’a donné raison, puisque depuis 2015, la médiation est devenue une obligation au regard de la législation.

Depuis un an, vous avez initié des « Conciliations Judiciaires RSI-URSSAF » au Tribunal de Grande Instance… Quels en sont les enjeux ?

En tant que juge assesseur employé au TGI, j’ai pu constater que bon nombre de dossiers étaient systématiquement frappés d’un renvoi. Or, la plupart d’entre eux auraient pu trouver une issue favorable par la médiation et plus particulièrement par une conciliation. La vice-présidente du T.G.I. et présidente de la section TASS Pôle SOCIAL et moi-même avons décidé de créer des conciliations judiciaires, afin de trouver un terrain d’entente, avant plaidoirie.

Des projets ?
Je souhaite continuer à mettre à disposition des chefs d’entreprise et toute personne la possibilité d’utiliser le processus de médiation pour trouver des accords amiables et ainsi éviter les procédures judiciaires. En parallèle, j’aimerais étendre les Conciliations Judiciaires pour d’autres organismes (CAF CPAM etc…).

Depuis le lancement des conciliations en janvier dernier, 126 dossiers ont été instruits, avec 83 PV de conciliation. C’est très encourageant ! Je vais également m’attacher à liquider tous les dossiers prescrits (3 ans) et forclos (hors des 15 jours de délais). Ensuite, je prendrai le temps de voyager, de me balader dans la nature et de jouer au tennis !

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