Le grand débat national fait escale à la CPME Gironde

Le grand débat national fait escale à la CPME Gironde

12/03/2019

La CPME Gironde a organisé une réunion pour répondre aux questions posées par Emmanuel Macron dans sa lettre aux Français. Le débat, riche en propositions, a fait l’objet d’une restitution qui a été adressée à la CPME nationale puis au Grand débat national.

 

Quinze entrepreneurs girondins se sont retrouvés, le 15 janvier dans les bureaux de la CPME Gironde, pour participer au Grand débat national voulu par Emmanuel Macron. Adhérents ou non de la CPME, ils sont venus apporter leurs propositions sur les quatre thèmes qui composent la consultation : transition écologique, fiscalité et dépense publique, démocratie et citoyenneté, et organisation de l’Etat et des services publics. En préambule, tous se sont accordés sur l’isolement dont souffre de nombreux territoires et le légitime désespoir qu’il peut susciter chez les habitants. Mais la violence est condamnée et la solidarité avec les commerçants du centre-ville bordelais est affichée.

 

« A quoi servent nos impôts ? »

Interrogés sur le niveau de fiscalité appliqué en France, les entrepreneurs ne plébiscitent pas une baisse de l’impôt sur les sociétés, mais avant tout une stabilité dans les règles fiscales. « Je construis mon business plan et mes investissements sur 5 ans en tenant compte de la fiscalité et tout est modifié au bout d’un an », peut-on entendre. Les chefs d’entreprise appellent de leurs vœux une harmonisation fiscale européenne et que le coût des charges salariales tienne compte du résultat et du chiffre d’affaires de l’entreprise. Surtout, il est exigé plus de transparence et d’équité dans la collecte et la redistribution de l’impôt : « A quoi servent nos impôts ? », s’interrogent les entrepreneurs. Par ailleurs, l’exemplarité de la gestion de l’ensemble des services publics mais aussi des grandes entreprises est réclamée. Enfin, il est proposé que la Cour des Comptes (qui publie des rapports alarmants non suivis d’effets) soit remplacée par des Commissaires aux Comptes avec le pouvoir de saisir la justice.

Condamnation de l’hypercentralisation

En ce qui concerne les services publics, les entrepreneurs regrettent les millefeuilles (de collectivités ou d’organismes publics) et recommandent que les élus ne puissent pas effectuer plus de 2 fois le même mandat. Ils condamnent l’hypercentralisation actuelle, qu’elle soit nationale ou régionale.

Quand le sujet de la transition écologique est abordé, c’est un cri du cœur que poussent les dirigeants d’entreprise : « pas de nouveaux impôts ! ». Parmi les préconisations citées : favoriser le co-voiturage et l’économie locale, faire de la pédagogie sur les comportements énergivores comme la « fast fashion » ou mettre en place une réelle équité dans la taxation des carburants (les véhicules sont fortement taxés alors que le fioul (transport maritime) et le kérosène (transport aérien) sont exonérés.

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