Au cœur du logement social

 

Administrateur depuis 2 ans au sein de l’Entreprise Sociale de l’Habitat (ESH) Domofrance, Franck de Juli participe à la Semaine du Logement, dans le cadre de son mandat . A la tête du bureau d’études Betri depuis plus de 17 ans, il nous livre sa vision du logement social, en profonde mutation.

Vous siégez au conseil d’Administration de l’entreprise Domofrance depuis 2 ans. Pourquoi cet engagement ?

Mon parcours professionnel m’a amené à occuper différentes fonctions dans le monde du BTP et de la production de logements. C’est un monde que je connais en profondeur, en tant qu’ancien directeur d’une agence Bouygues Immobilier. Aujourd’hui, je suis à la tête du bureau d’études Betri qui compte 9 collaborateurs, et j’occupe également le poste de premier vice-président de Cinov Nouvelle-Aquitaine, le syndicat de l’ingénierie du conseil et du numérique. Toutes ces expériences m’ont permis d’acquérir une connaissance solide du marché ainsi qu’une vision à 360°C du secteur.

Devenir mandataire à la CPME Gironde marque un engagement fort – à titre bénévole. Ce mandat permet de rester proche des entreprises et des territoires, de partager mon expertise, d’échanger avec mes pairs, et de rester informé des dernières réglementations et obligations. Le BTP étant un secteur où l’arsenal législatif demeure très dense.
Je suis également mandataire de la société In’li, qui fait également partie du giron d’Action Logement. Spécialisée dans l’habitat intermédiaire, In’li loue ses logements à des salariés, en pratiquant des loyers en dessous du marché libre.

Quel est votre rôle en tant qu’administrateur au sein de Domofrance ?

J’assure la représentation des chefs d’entreprise et de la CPME Gironde aux côtés du MEDEF et des syndicats des salariés. Faire partie du conseil d’administration est un poste à responsabilité. A la fois arbitres et modérateurs, les 24 administrateurs qui siègent au Conseil de Domofrance ont un rôle multiple. Nous nous exprimons sur les grandes orientations de l’entreprise, exerçons un contrôle de gestion et prenons part aux décisions stratégiques de l’entreprise, en termes d’investissement, de réhabilitation du patrimoine, de financement… En revanche, aucun administrateur, n’a de  pouvoir sur l’attribution de logements sociaux. Les procédures sont extrêmement réglementées, et Domofrance veille à appliquer rigoureusement les critères d’attribution. Aucun passe-droit donc, le conseil d’administration reste intransigeant sur ce point.

Comment se compose le parc de Domofrance en Nouvelle-Aquitaine ?

Actuellement, Domofrance dispose d’un patrimoine immobilier de 40 000 logements, investit 370 M€/an, produit 2000 logements/an et en réhabilite 1 000 sur 8 départements de la Nouvelle Aquitaine. Il existe une forte pression dans la Région, avec des besoins grandissant en logement en Gironde, mais aussi sur des secteurs plus variés comme la région d’Agen, La Rochelle, le sud Landes et le 64. Acteur majeur de l’habitat social, Domofrance doit répondre à un enjeu territorial fort, en produisant des logements pour tous – salariés, étudiants, jeunes travailleurs  etc – afin de répondre au principe du bien « vivre ensemble » et facilite l’accession sociale à la propriété.
A une moindre échelle, Domofrance construit également des bureaux et commerces dans les zones d’activités.

Que dit la loi sur les logements sociaux ?

La loi Solidarité et Renouvellement Urbain (SRU) instaure une obligation pour les communes de disposer de suffisamment de logements sociaux par rapport au parc immobilier, afin de favoriser la mixité sociale. En la matière, l’article 55 est essentiel, puisqu’il fixe le taux de 25 % (loi Duflot 1) de logements sociaux pour les communes de plus de 3500 habitants (1). Certaines ont pris de l’avance sur ces mesures. D’autres en revanche, accusent un certain retard. Parfois par esprit frondeur ; il existe aujourd’hui des moyens coercitifs pour contraindre ces communes carencées à construire des logements sociaux. Parfois par impossibilité environnementale : je pense notamment aux communes en pleine montagne ou en zones à risques…

Quoi qu’il en soit, l’habitat social n’a rien à envier aux logements neufs, et Domofrance se positionne sur du qualitatif plutôt que du quantitatif. Les labels et les normes thermiques sont drastiques, et tous les logements respectent un haut niveau d’exigences énergétiques.

1 : 25 % de logement sociaux pour les communes de plus de 3500 habitants appartiennent à des agglomérations ou communautés de communes de plus de 50 000 habitants

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